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En 2005, Citroën lançait la C1, une petite citadine résolument ciblée jeunes avec ses couleurs acidulées et ses équipements derniers cris. La jumelle de la 107 et de l'Aygo vient compléter la gamme des citadines de la marque en concurrence directe de la C2. Vos rubriques
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Sous ses allures de Bimbo, potelée à souhait, la C1 cache un caractère bien trempé ! Sœur jumelle de la 107 et de l'Aygo, la petite aux chevrons se démarque principalement par ses feux avant tout en rondeurs et sa grande grille d'aération située sous la calandre. En dehors de cette particularité, rien ne ressemble plus à une C1 qu'une 107. Pour le pire et le meilleur d'ailleurs !
Un habitacle bâclé
En effet, comme la 107, la Citroën manque cruellement de modularité intérieure ! Comparée à la « mamie » Twingo, la C1 fait vraiment pale figure avec ses banquettes rabattables certes mais désespérément fixes à l'instar de celles coulissantes de la petite Renault. La capacité du coffre s'en ressent : la C1 plafonne ainsi à 139 l de volume utile pour 261 l pour la Twingo. Peut mieux faire ! Autre handicap, l'habitabilité à l'arrière vire à la peau de chagrin. Et pour tout arranger, les vitres arrières sont condamnées à un misérable entrebâillement, sans possibilité d'ouverture même sur la 5 portes. Cela s'appelle une ouverture à compas, c'est nouveau et ce n'est pas forcément du meilleur cru ! Un bien curieux choix de la part de PSA ! Les sièges très raides achèvent de réserver la citadine à un usage de célibataire. A l'avant, le tableau s'éclaire un peu : le volant typé sport réserve une bonne prise en main, tandis que les sièges réglables en inclinaison et en longueur permettent d'obtenir une position de conduite somme toute confortable. Chose étrange, la C1 avec ses allures de bonbon acidulé propose un curieux contraste de sobriété dans les aménagements intérieurs. Ce design signé Toyota manque effectivement de gaîté ! Sombre et classique, le tableau de bord ne brille pas par son originalité. Le modèle propose une curieuse boîte à gant béante à l'image des anciennes 106 et le rangement des CD sur le côté gauche du volant, étonnants choix là encore ! En entrée de gamme, les vitres électriques sont également à prendre en option… Les appuie-tête intégrés rehaussent d'une petite touche sportive la présentation générale assez banale.
Une citadine respectable
Malgré tous ses défauts intérieurs, la petite C1 tire bien son épingle du jeu sur le macadam. Très maniable avec son excellent diamètre de braquage, elle offre une direction agréable en ville même si l'assistance est prévue en option ! Deux bons atouts pour garer cette petite sans faire 36 manœuvres. Sur route, en revanche, la C1 s'essouffle vite et pour maintenir la cadence, il faut jouer du levier de vitesse dont la forme d'un autre temps révèle là encore un certain manque de goût. Fort heureusement et malgré les hauts régimes imposés (au-dessus des 4.000 tr/min), la consommation des petits blocs moteurs reste étonnamment sage (4,6 l/100 km en cycle mixte). Un bon point ! En version semi-automatique (boîte manuelle robotisée Senso Drive) la petite aligne de meilleures performances du fait notamment du choix de la motorisation essence associée.
Une sécurité en haut de tableau
Sur le terrain de la sécurité, la C1 a obtenu 4 étoiles aux crash-tests Euro NCAP soit plutôt une bonne note pour une voiture de cette catégorie. L'équipement comprend pourtant un minima : des coussins de sécurité frontaux, le contrôle de stabilité en courbe et l'ABS couplé au répartiteur électronique de freinage et comme nous le disions plus haut, la direction assistée est en option ! Le freinage est assuré à l'avant par des disques ventilés, et à l'arrière par des tambours. Côté tarif, la C1 d'entrée de gamme sans les options est plus qu'abordable avec ses petits 8.250 €. Mais si on la compare à ses principales concurrentes comme la Dacia / Renault Logan, la nouvelle Fiat Panda ou encore la VW Fox, les équipements peau de chagrin laissent entrevoir des lendemains bien étriqués pour la C1 sur ce segment hyper concurrentiel. Paradoxalement, la C2 plus chère mais mieux lotie quant à ses équipements de série saura sans doute mieux tirer son épingle du jeu… A suivre !
Les déclinaisons
La petite C1 est disponible en deux niveaux de finitions : normale et pack. Du point de vue de la carrosserie, le choix s'étend sur une version 3 portes et 5 portes.
Les motorisations
Du point de vue de la motorisation, la C1 est livrée soit munie d'un bloc de 1 litre essence 3 cylindres de 998 cm3 pour 68 ch d'origine Toyota (Vitesse maxi 157 km/h, 0 à 100 km/h 13.7 s) soit d'un diesel 1,4 litre Hdi de 1398 cm3 pour 55 ch signé PSA ( Vitesse maxi 154 km/h 0 à 100 km/h 15.6 s). La version essence peut être équipée d'une boîte semi-automatique (Senso Drive).
La concurrence
Les concurrentes de la C1 sont la Chevrolet Matiz, la Peugeot 107 et 1007, la Citroën C2, la Daihatsu Cuore, la Fiat Seicento et Panda, la Hyundaï Atos Prime, la Suzuki Wagon R+, la Ford Ka, la Kia Picanto, l'Opel Agila, la Renault Twingo, la Smart Fortwo, la Toyota Yago, la Volkswagen Fox.
Fiche technique
Dates de production juin 2005 - ?
Moteur(s) essence: 1 L (68 ch), diesel 1,4 litre HDi (70 ch)
Carrosserie(s) 3 et 5 portes
Longueur : 3,43 m, Largeur : 1 60 m, Hauteur : 1,40 m
Poids : 790 à 880 kg
Plate-forme commune Peugeot 107 et Toyota Aygo