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La Signum

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Marginale dans son concept, la Signum l’est aussi dans la gamme Opel. Chargée d’assurer le haut de gamme de la marque, ce modèle manque de brio. Un sérieux handicap sur un marché particulièrement difficile à conquérir.

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Signum Opel : le haut de gamme de la marque en photos

La remplaçante provisoire de l’Omega a bien du mal à convaincre. Lancée en juin 2003, le Signum a pour vocation de chapeauter la gamme en attendant mieux. Du coup, cette voiture haut de gamme souffre d’un position assez étrange. Cousine très germaine de la Vectra dont elle reprend la base technique, elle manque de souffle face à la concurrence allemande dominée par les Audi, les BMW et les Mercedes.

Une solution « de dépannage »

General Motors hésitait à investir dans une remplaçante digne de l’Omega. Le groupe ayant déjà quelques marques prestigieuses en très haut de gamme à son actif, Opel devait réfléchir pour ajouter à la concurrence. A l’issue de plusieurs années de tergiversation, une solution d’attente a été trouvée : la Signum allait donc naître sans conviction et à moindre frais ! Reprenant la base technique de la Vectra break rallongée de 13 cm, ce modèle provisoire en attendant mieux manque ainsi de conviction. Pour se démarquer de ses concurrentes, elle a opté pour un concept qui aurait pourtant pu séduire puisqu’elle fait le pari d’offrir un confort grand large à ses deux passagers arrières. Autrement dit, cette berline s’adresse à une clientèle « avec chauffeur » qui traditionnellement achète des belles berlines allemandes. Le pari était osé et l’échec commercial n’a pas surpris. Son look dérangeant avec son arrière de break n’a pas convaincu tout comme sa qualité de finition bien en deça de ce que l’on peut attendre d’une grande routière bien née !

Une Vectra améliorée

Malgré ses ambitions de très haut de gamme, la Signum s’avère être ni plus ni moins qu’une Vectra améliorée. Seule sa ligne à hayon qui la fait ressembler à la Vel Satis de Renault la différencie de sa cousine. A cheval entre deux segments elle affiche de belles prestations pour une familiale mais manque de luxe et d’envergure (23 cm de moins qu’une Vel Satis) pour une grande routière. Malgré cela, elle aurait pu convaincre avec son habitabilité plus que généreuse. En effet, l’empattement de la Signum équivaut à Vel Satis ce qui lui permet d’afficher des mensurations replettes à l’intérieur sans pour cela prendre des allures de paquebot difficile à garer.

A cet atout de largeur, le modèle ajoute un talent certain de modularité. Avec son système FlexSpace la banquette arrière peut coulisser sur 13 centimètres de quoi laisser aux grands gabarits un bon espace pour loger les jambes. Si cette banquette s’avère de bonne composition, dans la pratique elle reste confortable seulement pour deux personnes et non trois comme dans la Vectra. Associée au Travel Assistant à l’arrière, la Signum devient par contre un vrai luxe de limousine avec des rangements pouvant recevoir un lecteur DVD, une prise 12 V, un petit frigo-glacière, un porte-boissons, des tablettes de travail latérales, accoudoir). Pratique comme un vrai break avec son hayon de grande largeur, son volume de coffre se montre suffisant mais sans plus (de 455 à 1400 litres). En comparaison, le break Vectra offre 450 litres de mieux en configuration banquette repliée.

Des équipements à la hauteur

Pour compenser ses faiblesses de style et de finition, la Signum propose un équipement complet :

ABS, ESP, AFU, EBD, 6 airbags, direction assistée asservie à la vitesse, vitres électriques avant, volant réglable en hauteur et en profondeur, siège conducteur réglable dans 8 directions, rétroviseurs electriques et dégivrants, climatisation automatique, radio CD, jantes en alu, phares antibrouillard, verrouillage centralisé avec télécommande, régulateur de vitesse, suspensions à amortissement piloté. Tous ces équipements procurent une sécurité sereine et une tenue de route agréable même si les sièges n’ont pas le moelleux des Renault et la direction pas la précision des Peugeot.

Une motorisation quelconque

Si la palette de moteurs est large, les versions essence manquent d’allant pour tirer la caisse relativement lourde de la Signum. En essence, seul le 2.2 l direct sort bien son épingle du jeu en associant puissance et consommation maîtrisée. En diesel, les deux 4 cylindres de 120 et 150 ch démontrent d’une bonne efficacité mais pour un confort de conduite encore supérieur, l’excellent V6 de 3 litres fait merveille avec un couple mordant et musclé.

Les déclinaisons

La Signum se décline en un seul niveau de finition (Cosmo). Ses prix s’échelonnent de 28 000 € à 32 500 €.

Les motorisations

Essence
1.8, 1796 cm3, puissance maximum 122 ch, vitesse maximum 197 km/h, 0 à 100 km/h en 12.2 s
2.2 Direct Auto, 2198 cm3, puissance maximum 155 ch, vitesse maximum 206 km/h, 0 à 100 km/h en 11.0 s
2.8 V6 Turbo, 2792 cm3, puissance maximum 230 ch, vitesse maximum 250 km/h, 0 à 100 km/h en 7.0 s

Diesel
1.9 CDTI, 1910 cm3, puissance maximum 120 ch, vitesse maximum 191 km/h, 0 à 100 km/h en 12.2 s
1.9 CDTI, 1910 cm3, puissance maximum 150 ch, vitesse maximum 209 km/h, 0 à 100 km/h en 10.5 s
3.0 V6 CDTI, 2958 cm3, puissance maximum 177 ch, vitesse maximum 221 km/h, 0 à 100 km/h en 9.4 s

La concurrence

Les concurrentes de la Signum sont l’Audi A6, la BMW Série 5, la Cadillac CTS V6, la Citroën C6, la Chrysler 300 C, la Hyundai Sonata, la Lancia Thesis, la Kia Magentis, la Lexus GS, les Mercedes CLS et Classe E, la Peugeot 607, la Renault Vel Satis, la Saab 9-5, la Skoda Superb, la Subaru Legacy, la Volkswagen Passat V et VI, la Volvo S60.

 

Fiche technique

Année de production : 2003
Longueur : 4,63 m, Largeur : 1,80 m, Hauteur : 1,47 m
Volume du coffre : de 365 à 550 litres
Poids : de 1460 à 1540 kg


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